Créer un panorama simple avec Lightroom Classic

La prise de vue

Il y a plusieurs méthodes pour réaliser un panorama. Je vais vous parler de la moins onéreuse. Vous n’aurez donc pas besoin d’investir dans une tête panoramique et un pied solide. Cette méthode est donc la plus simple mais aussi la moins « précise ». Il faudra donc bien soigner la prise de vue.
Vous pouvez opérer sur pied ou à main levée. L’avantage du pied étant qu’il y aura moins de décalages. Pensez au résultat final avant de déclencher, voire avant la mise en place, cela vous évitera d’avoir une surcharge de travail lors du traitement.

Une fois sur place, trouvez le meilleur emplacement possible et pensez votre cadrage du départ à l’arrivée. Prenez votre appareil et visez sans déclencher en parcourant le panorama escompté. Pensez aussi à cadrer un peu plus large, ça évitera des coupes inesthétiques.

Placez-vous en manuel (M) et bloquez l’exposition. C’est essentiel pour l’homogénéité de la photo d’avoir une exposition régulière. Petit détail qui a son importance : quand vous faites un panorama horizontal, shootez en vertical, et vice versa. Bien évidemment, enregistrez vos photographies en RAW histoire d’avoir une plus grande souplesse de traitement par la suite.

Prenez votre première photographie puis décalez-vous sur environ deux tiers de celle-ci. Faites ainsi de bout en bout – et au-delà. Vous vous retrouverez avec plusieurs fichiers sur la carte qu’il vous faudra assembler sous votre logiciel de traitement d’image préféré. Pour ma part, j’utilise Adobe Lightroom Classic, mais il en existe aussi d’autres disponibles pour tous les budgets (de 0 € à beaucoup plus).

Travailler sous Lightroom Classic

Lancez votre logiciel et importez vos fichiers. Ceci fait, placez-vous sur l’onglet Développement. Sélectionnez toutes les photographies à assembler.

Dans le menu Photo, rendez-vous sur Fusion des photos et sélectionnez Panorama… (ou, plus rapide, enfoncez simultanément les touches Ctrl et M).

Vous arrivez alors dans la fenêtre de paramétrage. Choisissez Sphérique et Recadrage automatique. Validez avec le bouton Fusionner.

Après un temps de calcul plus ou moins long, LRC vous crée un fichier DNG qui est un fichier RAW au format propriétaire. Il ne vous reste plus qu’à traiter votre image au mieux.

Publié le
Catégorisé comme Photographie

Les Filtres en photographie

En photographie, de tous temps, les preneurs d’images ont utilisé des filtres à la prise de vue.

De nos jours, grâce aux progrès technologiques et informatiques, la plupart d’entre eux n’ont plus vraiment lieu d’exister. Les filtres créatifs comme les filtres stars – qui ajoutent des branches d’étoiles aux sources lumineuses – ou soft focus – qui créent un léger voile esthétique – peuvent aisément être simulés lors du post-traitement.

Il reste trois grandes familles de filtres utiles. Nous avons le filtre protecteur, que l’on préférera au filtre anti UV car leur rendu est neutre. Il y a aussi le filtre polarisant, qui permettait, naguère, de saturer les couleurs du ciel mais qui permet d’autres effets bien agréables. Enfin, il y a les filtres de densité neutres, lesquels permettent de filtrer une partie de la lumière ; ces derniers existent aussi dans une version « graduée » permettant de ne l’appliquer que sur une partie de l’image.

Quels que soient les filtres dans lesquels vous investirez, n’hésitez pas à choisir ceux de la meilleure qualité possible. Il ne faut pas oublier qu’un filtre est un bout de verre et qu’en mettre un devant son objectif modifiera forcément la formule optique. Il serait dommage, sous prétexte d’économiser, d’avoir des photographies « dégradées » et, donc, pas à la hauteur de vos attentes.

Le filtre protecteur restera à demeure sur l’objectif, sauf quand vous devrez utiliser d’autres filtres. En effet, empiler les filtres peut induire du vignetage – bords assombris. Si cela peut se rattraper lors du développement, autant gagner du temps en l’évitant.

Le filtre polarisant n’a plus vraiment d’utilité pour les ciels du fait des capteurs actuels. Cependant, on peut toujours s’en servir pour plusieurs raisons. La principale : il élimine les reflets sur l’eau, sur les vitres, sur les feuilles – eh oui, la lumière se reflète sur les feuilles des arbres et modifie le rendu final. Il n’efface, en revanche, pas les reflets métalliques.

Les filtres de densité neutres (ND) permettent, du fait de leur opacité, de réduire la quantité de lumière qui entre dans l’objectif sans avoir à fermer le diaphragme. On les désigne généralement par un un exposant de 2. Il y a les 2, les 4, les 8, les 16, les 32, les 64… Ceux-ci allongent l’exposition en multipliant la durée par 2, 4 8, 16, 32 ou 64. Il y a aussi des filtres plus puissants nommés 400 et 1000. Le schéma est le même que pour les précédents. Il y a encore plus fort, mais c’est plutôt fait pour photographier le soleil.

L’utilité des filtres ND est multiple : permettre de faire des poses longues est la plus répandue des utilisations. On met l’appareil sur trépied, on cadre, on visse le filtre et on déclenche. Le liveview est un outil idéal pour viser avec le filtre monté. Il suffit d’activer la simulation de l’exposition. Suivant le temps de pose, vous obtiendrez un filé plus ou moins marqué. Cela se verra sur l’eau courante, sur les nuages, mais aussi sur l’herbe et les branches des arbres en cas de vent.

Une autre astuce impliquant un ND est la photographie en plein soleil. Sans filtre, il n’est pas rare de devoir fermer le diaphragme pour que le temps de pose n’excède pas la vitesse maximale du rideau. Souvent 1/8000 seconde. De ce fait, vous vous retrouvez avec une ouverture de f/4 voire plus petite là où vous aimeriez déclencher à f/1,4. Dans l’exemple, pour f/4 pour 100 ISO, on doit gagner trois IL. On prendra donc un ND 8 pour « accrocher » 1/8000s. Sauf qu’on est en plein soleil et qu’un coup de flash ne serait pas de refus pour déboucher les ombres disgracieuses du sujet. On doit donc « tomber » à la vitesse de synchronisation du cobra. Elle est souvent fixée à 1/250 seconde. On doit donc ajouter un ND 32. Sauf qu’on a dit : pas d’empilement. La solution serait donc un ND 256, que je n’ai jamais vu jusqu’à présent. Nouvelle astuce : mettre un ND plus puissant et monter dans les ISO. On tombe donc, avec un ND 1000, à 1/250 seconde, f/1,4 et 200 ISO. Les mathématiques font partie intégrante de la photographie, il va falloir s’y habituer.

Dernière astuce et non des moindres, l’allongement du temps de pose permet d’effacer… les objets en mouvement : voitures, animaux, promeneurs, etc. Avec une luminosité pas trop forte, exposer à f/16 avec un ND 1000 vous permettra d’atteindre plusieurs minutes d’exposition. Évidemment, il vous faudra déclencher sur pied avec une télécommande en calant le boîtier, généralement limité à 30 secondes, en mode bulb (B), mais le résultat peut être bluffant.

Enfin, il y a les filtres dégradés. Il s’agit de filtres en partie de densité neutre. L’autre partie étant un verre clair. Il permet de rattraper un ciel trop lumineux par rapport au sol. Son usage est assez complexe et on préférera utiliser une monture de type Lee Filters pour leur usage. J’aborderai le sujet dans un prochain article.

Si vous choisissez des filtres à visser, basez-vous sur le plus grand diamètre que vous ayez – ou que vous convoitez – parmi vos objectifs. Si on peut utiliser des adaptateurs pour de plus petits diamètres, le contraire induira là aussi un vignetage. Voici ma liste de filtres à posséder : un protecteur par objectif, un polarisant circulaire, un ND 8, un ND 64 et un ND 1000, un GND 8. Cela devrait suffire dans la plupart des cas de figure.

Publié le
Catégorisé comme Photographie

Photographie de neige : questions-réponses

Valdrôme

Je vais essayer, dans cet article, de réunir un maximum de questions concernant la photographie de neige et tâcher d’y répondre. Si vous avez des questions et si j’ai les réponses, les commentaires sont ouverts !

Pourquoi la neige est-elle bleue sur ma photo ?

→ Parce qu’elle est à l’ombre, tout simplement. La lumière à l’ombre est une lumière froide et, donc, ressort en bleu. Le mélange ombre et lumière en photographie de neige est parfois complexe à gérer et il faut faire des compromis (ou de la retouche par zone).

Pourquoi ma photographie est-elle sombre ?

→ Parce que la neige est blanche et reflète une grande partie de la lumière. La mesure de la lumière est basée sur un gris neutre (18 %). Du coup, votre cellule sous-expose. Il vous faut donc surexposer de 2 IL (à peaufiner le cas échéant) pour avoir la bonne exposition.

D’habitude, je fais 1000 photographies avec ma batterie pleine et là j’en ai fait beaucoup moins, pourquoi ?

→ Les batteries se déchargent beaucoup plus rapidement par grand froid. C’est pourquoi il est conseiller de garder son matériel au chaud près du corps. Idéalement sous le blouson. Ce qui implique que vos lentilles vont se couvrir de buée : prévoyez un chiffon non pelucheux pour l’enlever.

J’ai l’autofocus qui patine et ne fait pas la mise au point, comment cela se fait-il ?

→ Sur nombre d’appareils, le système autofocus a besoin, pour faire la mise au point, d’avoir un minimum de contraste sur la cible. Sur une surface à peu près unie et blanche, il peut avoir des difficultés. Si vous voyez un caillou, une branche ou quelque chose qui dénote à la distance voulue, faites la mise au point dessus.

Publié le
Catégorisé comme Photographie